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 Résumé

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Tate
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MessageSujet: Résumé   Lun 21 Avr - 11:21

En Extrême-Orient, le Japon est à la fois la limite nord du monde civilisé et le seul archipel dont la mer Intérieure soit tournée vers l'est et non vers la mer de Chine. De cette situation découlent deux conséquences majeures: la dynamique de civilisation s'opère en direction du nord, et l'histoire du Japon se présente comme une alternance entre temps d'ouverture (dominance de l'Ouest) et temps de repli (dominance de l'Est). Si la population de l'archipel résulte d'une synthèse entre des éléments venus du continent et d'autres provenant d'Asie du Sud-Est (dont témoignent des traces de matriarcat), les habitants les plus anciens sont les Aïnous, groupe archaïque protocaucasien. Le Japon leur serait notamment redevable du chamanisme shinto.


LES ORIGINES
Le néolithique (période Jomon) apparaît au Japon au VIIe millénaire av. J.-C.; la population, concentrée sur la côte est, vit de la chasse. Cette civilisation est caractérisée par un artisanat particulier: des poteries décorées de motifs de cordes pressées contre l'argile ou portant des impressions de coquillages.

La période Jomon s'achève vers le IIIe siècle av. J.-C. par l'arrivée, en provenance de Corée, d'une culture plus avancée, celle de Yayoi, qui, de l'île de Kyushu, gagnera le Japon central: c'est l'introduction de la riziculture irriguée, du tour de potier, de la métallurgie du bronze et du fer. Par l'intermédiaire de la Corée parviennent les premiers éléments de la civilisation chinoise, qui correspondent à une organisation en chefferies. Les objets fabriqués localement se détachent peu à peu de leurs modèles, et le Japon acquiert un début d'autonomie culturelle.

À partir du IIIe siècle apr. J.-C., les chefferies deviennent des «principautés», comme en témoignent de grandes sépultures (kofun) apparues à cette époque. Les plus vastes tombes se trouvent au cœur du Yamato (entre Nara, Osaka et Ise), dont les princes font remonter leur lignée à la déesse du Soleil, Amaterasu. Avec eux émerge la lignée impériale. Les caractères chinois sont introduits au IVe siècle.

Au Ve siècle, l'État du Yamato domine une société clanique organisée en métiers héréditaires, puis étend son autorité à l'ensemble du Japon, à l'exception du nord de Honshu et de Hokkaido, et au sud de la Corée jusqu'en 562. L'introduction officielle du bouddhisme coréen date de 538.


LA STRUCTURE IMPERIALE (552-794)


La diffusion du bouddhisme est orchestrée par le prince impérial Shotoku Taishi, qui fait, en 604, d'un syncrétisme confucéano-bouddhique la trame du système politique et envoie en 607 une première ambassade en Chine. Celle-ci sera suivie de l'envoi régulier en Chine de représentants de l'élite japonaise, de manière à assimiler tous les domaines du savoir; de retour au Japon, ces derniers transmettent leur science à la classe dirigeante. En 645, cette élite sinisée met en place une administration reproduisant celle de l'empire chinois des Tang.

L'empereur est investi d'une fonction politique, et l'Empire est administré par un Conseil d'État: avec un grand chancelier, deux chanceliers (senestre et dextre) et huit ministères (Maison impériale, Fonction publique, Protocole, Intérieur, Guerre, Justice, Finances et Trésor impérial). L'émission monétaire ne débutera qu'à la fin du VIIe siècle, et le Japon continuera à utiliser majoritairement du numéraire frappé en Chine, ce qui montre les limites du changement.

En 710, la capitale est déplacée à Nara, qui reproduit le plan de la capitale Tang de Changan (actuelle Xi'an). Vecteur du modèle chinois, le bouddhisme, à son apogée, contribue paradoxalement à la diffusion d'une culture dont il n'est qu'un élément périphérique, en particulier par rapport au confucianisme et au taoïsme.

L'usage des caractères chinois pose problème, le japonais étant, au contraire du chinois, une langue polysyllabique avec de nombreuses flexions. Pour transcrire le japonais, les caractères chinois prennent donc une seconde valeur, phonétique et non idéographique, et, devant les insuffisances du procédé, un premier syllabaire est élaboré en 735.

Si le modèle chinois se répand sans difficulté majeure dans l'entourage de la cour, sa diffusion au-delà se heurte à la structure clanique de la société japonaise. Le système fiscal ou la conscription de type chinois sont inapplicables; le shintoïsme règne en province, et les Aïnous se révoltent à la fin du VIIIe siècle.


LA REMISE EN QUESTION DU MODELE CHINOIS

Lorsque la capitale est transférée à Heian-kyo (actuelle Kyoto) en 794, par l'empereur Kammu, le Japon commence à prendre ses distances avec la Chine. La dernière ambassade est envoyée en 838. Les institutions sont déformées par un double mouvement: d'une part, un détournement de la bureaucratie (à la cour, l'administration est contrôlée par les princes impériaux; en province, par les chefs des clans); d'autre part, une redéfinition de l'appareil foncier. Les paysans versent un «droit d'exploitation» en nature aux aristocrates locaux, qui, à leur tour, en rétrocèdent une partie aux monastères ou aux princes impériaux.

L'empereur ne conserve qu'un rôle symbolique; le domaine impérial, réduit, ne génère plus que des revenus destinés à la famille impériale, et les domaines provinciaux évoluent vers l'autonomie. Les huit grands ministères sont supprimés. Non seulement l'État impérial a disparu, mais encore le pouvoir connaît une première dilution: depuis 866, il est détenu par un régent, le kampaku. Un jeu d'alliances matrimoniales avec le clan impérial permet en effet aux Fujiwara, qui gèrent à la fin du IXe siècle le plus vaste domaine du Japon, de contrôler en amont le dispositif politique. L'empereur abdiquant pendant l'enfance de son fils, la régence est exercée par un oncle de l'empereur mineur, membre du clan Fujiwara. Pour la première fois dans l'histoire du Japon, l'institution impériale est un écran qui dissimule le détenteur réel du pouvoir. À l'inverse, le pouvoir des oligarchies provinciales se renforce, et les différents clans mettent en place leur administration. Ce sont les clans établis dans la plaine du Kanto, exposée aux raids des Aïnous, qui vont développer les premiers une structure de type féodal, sur la base de liens d'interdépendance, faisant ou non allégeance au clan impérial ou aux Fujiwara.

Au milieu du XIIe siècle, deux clans émergent, les Minamoto du Kanto et les Taira de la mer Intérieure. Victorieux, les Taira commettent l'erreur de s'installer à la cour, où ils reprennent à leur compte la stratégie matrimoniale des Fujiwara, pourtant toujours présents, avant d'être chassés par les Minamoto. Fondant leur puissance sur une victoire militaire, et non sur des alliances avec le clan impérial, les Minamoto s'installent au contraire à l'écart de la cour, à Kamakura. Minamoto no Yoritomo prend alors en 1192 le titre de shogoun («généralissime»). Sous des formes diverses, le shogounat va durer jusqu'à la réforme de Meiji, en 1867.

Source : http://www.rumiko-takahashi.com/ranma/culture.php?p=histoire
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MessageSujet: Re: Résumé   Lun 21 Avr - 11:22

KAMAKURA (1185-1333) et l'essor de la féodalité

Minamoto no Yoritomo conserve les structures antérieures, mais double la hiérarchie civile d'une hiérarchie militaire: le bakufu (gouvernement militaire) comprend un état-major général, un bureau des affaires administratives et une Haute Cour de justice. Localement, le pouvoir reste aux mains des chefs de clan, auxquels on accorde le titre de «gouverneurs domaniaux», chargés de percevoir les impôts, et le shogoun est représenté par un «protecteur militaire». La famille impériale reste la seule source de légitimité: le shogoun gère au nom de l'empereur, et les chefs de clan au nom des princes de la cour. Avec l'essor des clans provinciaux se développe une littérature épique, qui exalte les vertus guerrières japonaises à l'extérieur du clan et les vertus confucéennes chinoises à l'intérieur de la famille.

Le bouddhisme se simplifie; les sectes japonaises développent le rite et la «foi» au détriment de la métaphysique. Avec la secte de la Terre pure, dont les membres sont mariés, et l'école Nichiren, qui en fait une doctrine combattante, le bouddhisme est intégré à la vie quotidienne. Le zen, d'origine chinoise, représente une réaction aussi radicale qu'élitiste.

Le shogounat va connaître une évolution comparable à celle du système impérial, le shogoun ne conservant plus qu'une autorité nominale, alors que le pouvoir est exercé par le régent d'un shogoun mineur. Grâce à leurs alliances matrimoniales, les Hojo (une branche des Taira) s'emparent du pouvoir en 1203; ils vont choisir des shogouns parmi les Fujiwara, puis dans le clan impérial. Un système à quatre écrans se met ainsi en place: l'empereur et le shogoun s'étant «retirés», le régent Fujiwara contrôle l'empereur régnant, et le régent Hojo contrôle le shogoun en titre, l'un et l'autre mineurs. C'est le régent Hojo qui détient le pouvoir politique. On retrouve ainsi la rémanence d'une structure matriarcale, le pouvoir ne cessant de basculer des lignées paternelles (titulaires des titres d'empereur ou de shogoun) aux régents, oncles maternels.


LES TENTATIVES DE CONQUETE ET LA CRISE DU XIVe SIECLE

À partir du milieu du XIIIe siècle, les Mongols (dynastie des Yuan) cherchent à étendre leur contrôle sur le reste de l'Extrême-Orient. Ils s'emparent de la Corée en 1259, lancent des expéditions en Asie du Sud-Est et s'attaquent au Japon en 1274. En 1281, quelque 150 000 hommes débarquent sur l'archipel, quand un typhon, considéré comme un vent divin (kamikaze), détruit leur flotte. Le Japon ne sera plus envahi avant 1945. Les tentatives mongoles confortent les samouraïs dans leurs ambitions, que le régime de Kamakura ne parvient pas à satisfaire. Le mécontentement des guerriers est alors exploité par l'empereur Daigo II (ou Go-Daigo), qui, en 1333, s'attaque au shogounat, s'empare de Kamakura et massacre les Hojo.

L'entreprise échoue: Ashikaga Takauji installe sur le trône un nouvel empereur en 1336, avant de se proclamer shogoun. Pendant près de cinquante ans, le Japon connaîtra un schisme impérial auquel mettra fin la reddition des descendants de Go-Daigo en 1392.

Les Ashikaga, installés à Kyoto, dans le quartier de Muromachi, vont progressivement perdre leur pouvoir, et le système évoluera vers une segmentation croissante, où les «protecteurs militaires» et les «gouverneurs domaniaux» se tailleront de véritables fiefs indépendants. Les grands seigneurs (ou daimyos, comme on les appellera à partir du XVIe siècle) rassemblent sous leur tutelle les samouraïs plus pauvres; dans le même temps, la petite noblesse sans domaine se rapproche des paysans. Cette mutation s'accompagne d'une perte de ressources pour les familles de la cour, qui ne reçoivent plus de quote-part sur les domaines dont elles sont les titulaires nominaux depuis le IXe siècle. Elles sont donc obligées de se constituer des clientèles non aristocratiques et patronnent artisans et commerçants. Alors que le système politique s'effondre, l'économie prospère; les productions industrielles se diversifient, les marchands s'organisent en guildes, et Osaka, ville libre, se développe. Les Ashikaga s'insèrent dans une logique de tribut vis-à-vis de la Chine, ce qui légitime toutes les opérations commerciales: les jonques japonaises commercent jusqu'en Insulinde. A contrario apparaît une piraterie japonaise, tandis que les mercenaires se mettent au service des cours d'Asie du Sud-Est.

Une logique économique et commerciale a donc pris le pas sur une logique politique. C'est dans ce contexte qu'arrivent, à partir de 1543, les Portugais puis les Espagnols, qui mènent de pair négoce et mission. Le christianisme se développe avec la conversion du daimyo de Nagasaki, en 1562, et le Japon comptera 150 000 chrétiens à la fin du XVIe siècle. Les Occidentaux introduisent les premiers mousquets, armes à feu dont l'usage va se répandre très vite dans tout le Japon. Celui-ci connaît à cette époque de nombreux déchirements dus à des guerres sans fin entre différents fiefs. C'est ce que l'on nomme comme l'apogée de la période Sengoku. Celle-ci prendra fin en 1573 où une supériorité militaire permet à l'un des daimyos, Oda Nobunaga, de renverser le shogounat et de restaurer l'unité du Japon central. En 1582, son successeur, Toyotomi Hideyoshi, reprend le titre de régent et réussit à s'emparer du sud (Kyushu) et du nord du pays (Kanto et au-delà). Il tente alors deux expéditions vers la Chine, via la Corée; les Sino-Coréens repoussent les armées japonaises, et Hideyoshi meurt en 1598. En 1600, Tokugawa Ieyasu (un Minamoto) s'empare du pouvoir, réinstaure le shogounat et installe sa capitale à Edo.


L'EPOQUE D'EDO (1603-1868)

Les Tokugawa réussissent à gérer par la paix une société orientée vers la guerre: les daimyos sont partagés en deux groupes, ceux de l'intérieur, partisans de Ieyasu en 1600, fournissent les cadres de l'administration, et ceux de l'extérieur, ralliés postérieurement, se retrouvent à la périphérie. Les fiefs des daimyos de l'intérieur encerclent ceux des daimyos de l'extérieur (stratégie du go). Le domaine des Tokugawa regroupe les deux pôles territoriaux du Japon, le Yamato et le Kanto. Le système de résidence alternée, obligeant les seigneurs à passer une année sur deux à Edo et à y laisser leur famille, jugule toute velléité de révolte. Cette réforme du féodalisme s'accompagne d'une refonte administrative. Deux Conseils de daimyos coiffent l'administration centrale: le Conseil des anciens et le Conseil des jeunes anciens. Localement, l'autorité des seigneurs est contrebalancée par celle des gouverneurs civils. L'idéologie néoconfucéenne fonde une redéfinition de la société en quatre échelons: nobles (bushi), paysans, artisans et marchands, mais leurs devoirs sociaux (giri) sont complémentaires. En marge se trouvent les hors-castes (ronins, geishas). À cette rigidité politique correspond la volonté de préserver le Japon d'une subversion idéologique; c'est ainsi que, d'une part, les persécutions contre les chrétiens reprennent au début du XVIIe siècle; les Espagnols puis les Portugais sont expulsés, leurs émissaires sont exécutés en 1640, et seuls les Hollandais sont tolérés, mais ils sont confinés à Deshima. D'autre part, depuis 1636, les Japonais se voient interdire de quitter le pays; le développement des quartiers d'amusement sert d'exutoire sensuel à l'élite, et la pratique des formes poétiques conventionnelles jointe à l'ouverture à la pensée occidentale (rangaku, «le savoir hollandais») d'exutoire intellectuel, ce qui contribue à garantir la stabilité du système.

La paix favorise la naissance d'une économie nationale: la circulation des biens s'accélère, et les marchands développent le crédit pour financer le train de vie des seigneurs qui résident en ville. Les maisons de commerce (comme Mitsui) font leur apparition. Les paysans acquièrent une plus grande autonomie, les campagnes s'enrichissent, l'enseignement se développe (45 % des hommes savent lire et écrire). La crise économique de la fin du XVIIIe siècle entraîne des réformes; si celles des Tokugawa échouent, les réformes des plus puissants fiefs de l'extérieur, Satsuma et Choshu, réussissent. Il en résultera, au milieu du XIXe siècle, une inversion du rapport de forces entre les fiefs.

Face à la pression des Occidentaux, un courant nationaliste se développe: «Révérons l'empereur et repoussons les Barbares.» C'est alors qu'a lieu, en 1853, l'irruption de la canonnière de l'amiral américain Matthieu Perry, qui exige l'ouverture commerciale; il obtient le libre accès aux ports de Shimoda et de Hakodate pour les navires américains en 1854. Le bakufu doit signer des accords semblables avec l'Angleterre, la Russie et les Pays-Bas. En 1858 sera signé le traité des Cinq Nations, qui inclut la France. Face à l'Occident, l'équilibre féodal se disloque: les Tokugawa sont partagés en deux camps, certains fiefs de l'intérieur s'opposant à Satsuma et à Choshu, qui finissent par s'entendre pour éliminer le bakufu, au nom de l'empereur, en 1868. C'est le coup d'État de Meiji.

Source : http://www.rumiko-takahashi.com/ranma/culture.php?p=histoire
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MessageSujet: Re: Résumé   Lun 21 Avr - 11:23

LA "RESTAURATION" MEIJI (1868-1912)

L'objectif de la «restauration» de Meiji est de transformer l'ensemble du système socio-économique pour assurer la survie du Japon face au «péril blanc». Les réformateurs sont de jeunes aristocrates dont l'action va être légitimée par l'empereur Mutsuhito.
En 1869, les daimyos rendent leurs fiefs à l'empereur, recevant à titre d'indemnités des bons d'État. Les privilèges des samouraïs (qui deviendront les cadres du nouveau régime) sont abolis. L'armée devient une armée de métier, et non plus de caste économique. Le gouvernement crée le yen en 1871, puis met en place un système bancaire et un système fiscal fondé sur une réforme foncière. Sous l'impulsion de l'État, qui introduit les technologies étrangères les plus performantes, le développement des infrastructures accompagne celui de l'industrie. Le déficit budgétaire entraîne des privatisations massives dès 1881 et la naissance d'un capitalisme privé. Sur le plan éducatif, un enseignement d'État hautement compétitif forme une nouvelle élite. Enfin, une Constitution est élaborée en 1889, mais l'empereur contrôle l'exécutif, et le gouvernement est responsable devant lui. En 1894, le Japon signe un traité d'égalité avec le Royaume-Uni. Désormais le Japon peut vaincre la Chine (1895), puis la Russie (1905) et annexer la Corée (1910).
Lorsque l'empereur Mutsuhito, appelé Meiji tenno, meurt en 1912, la restauration a réussi.


LA MONTEE DU MILITARISME (1912-1945)

La Première Guerre mondiale permet au Japon de poursuivre son expansion: il s'empare des possessions allemandes en Chine et dans le Pacifique, et obtient des concessions ferroviaires et minières en Mandchourie. Dès lors, deux logiques politiques vont s'opposer: celle des partis et celle de l'armée. L'empereur Hirohito, depuis son avènement en 1926, navigue entre ces deux pouvoirs. La crise frappe alors le Japon en 1931. Le chômage touche 20 % de la population active. En entrant en Mandchourie en septembre 1931, l'armée, qui compte beaucoup d'officiers roturiers et ne bénéficie pas d'un prestige particulier, prend sa revanche. L'empereur nomme alors le prince Kanin chef d'état-major.

Avec l'assassinat du directeur général de Mitsui et du Premier ministre, en 1932, par les ultranationalistes, la voie militaire a définitivement pris le dessus. La création de l'État du Mandchoukouo a lieu en 1932, et Puyi, ex-empereur de Chine, est placé à sa tête par les Japonais en 1934. Le Japon quitte la SDN (Société des Nations) en mars 1933, puis dénonce les accords de Washington, qui limitaient sa puissance navale. La guerre avec la Chine a lieu en 1937. Mais lorsqu'en 1936 les ultranationalistes encerclent le Parlement et assassinent le ministre des Finances et le principal conseiller de l'empereur, ce dernier fait proclamer la loi martiale. Le prince Konoe (un Fujiwara) est alors nommé Premier ministre, et le shintoïsme devient la base du nationalisme. La concentration de l'appareil financier permet le développement d'un complexe militaro-industriel. L'armement devient le moteur d'un développement où la part de l'industrie lourde dans la valeur ajoutée industrielle double en dix ans.

Après la défaite de la France en août 1940, les troupes japonaises entrent en Indochine, mais Washington tente de mettre un frein à cette expansion en imposant un embargo économique. Cependant, après l'attaque-surprise de Pearl Harbor en décembre 1941, le Japon, qui a adhéré en septembre 1940 au Pacte tripartite avec l'Allemagne et l'Italie, s'empare des colonies de l'Asie du Sud-Est. Toutefois, les Japonais, après plusieurs défaites aéronavales, perdront le contrôle du Pacifique dès 1944. En août 1945, le Japon, après le largage de deux bombes atomiques, sur Hiroshima et Nagasaki, capitule.


LE JAPON DEPUIS 1945

Le Japon sort de la guerre profondément traumatisé: vaincu pour la première fois de son histoire, il se retrouve aux mains des Occidentaux, qui défèrent à la justice ses anciens dirigeants. De surcroît, il doit réinsérer plus de 6 millions de Japonais d'outre-mer et 5 millions de soldats, alors que son PNB ne représente plus que les deux tiers de celui du milieu des années 1930 et que sa capacité industrielle ne dépasse pas 60 % de ce qu'elle représentait avant guerre. Le général MacArthur, commandant des forces d'occupation, veut briser les structures qui ont sous-tendu le militarisme: l'empereur doit renier son ascendance divine, la noblesse perd ses prérogatives, le shintoïsme n'est plus religion d'État et les zaibatsu, ou conglomérats, doivent être démantelés. Une réforme agraire introduit la petite propriété rurale. Le système éducatif reproduit le système américain. La Constitution de 1946 installe une démocratie parlementaire reposant sur le bicaméralisme.

Avec la guerre froide, les exigences américaines tombent, et dix-huit zaibatsu seulement sont démantelés. La classe politique se reconstitue, avec deux courants, «progressiste» et «modéré». En 1948, le modéré Yoshida devient Premier ministre, et, sous diverses appellations, ce second courant conservera le pouvoir jusqu'à nos jours. Le plan Dodge permet de stabiliser les prix au détriment de l'emploi. La guerre de Corée remet en marche la machine économique, et, après la signature du pacte de sécurité nippo-américain, le Japon se retrouve libre en 1952.

En parallèle, les zaibatsu se reconstituent, et la vie politique se stabilise. Les liens financiers entre partis et entreprises deviennent caractéristiques du système sociopolitique. En 1955, grâce à l'intervention du puissant ministère de l'Économie (MITI), le Japon rattrapa son niveau de production du milieu des années 1930.

En 1964, le Japon adhère au FMI, et les jeux Olympiques se déroulent à Tokyo. Huit ans plus tard, il récupère Okinawa. En 1970, le PNB japonais arrive au troisième rang mondial, et depuis 1955 le PNB par habitant a été multiplié par quatre. La stabilité politique, l'épargne et la spécialisation des choix industriels sont à la base de la croissance. Les excédents commerciaux se développent à partir de 1975, et le Japon peut multiplier les investissements à l'étranger. À la mort de l'empereur Hirohito, en 1989, le Japon est devenu la deuxième puissance économique mondiale. C'est au tour de l'empereur Akihito de monter sur le trône, même si son rôle tient plutôt du figuratif. Le Japon entre alors dans l'ère Heisei. Cette date marque aussi un grand tournant pour le parti libéral-démocrate. Celui-ci, au pouvoir depuis quarante ans, témoigne d'un certain essoufflement : mis en minorité aux élections de juillet 1993, il cède le pouvoir à une coalition de sept partis conservateurs et socialistes. Le nouveau Premier ministre, Morihiro Hosokawa, est vite remplacé par Tsutomu Hata, qui forme le 28 avril 1994, un gouvernement minoritaire dont les socialistes sont exclus. Cependant, le 29 juin, il doit lui-même s'effacer devant le socialiste Tomiichi Murayama, également à la tête d'une coalition. Nommé Premier ministre en 1996, le libéral-démocrate Ryutaro Hashimoto propose, en avril 1998, un plan de relance de l'économie japonaise, essentiellement basé sur une politique de relance des grands travaux et de réductions d'impôts. Cependant, l'incapacité de son gouvernement à résoudre la grave crise économique que traverse le pays, se voit rapidement sanctionnée par la défaite de son parti aux élections sénatoriales organisées le 12 juillet . Le 30, la chambre basse de la Diète charge l'ancien ministre des Affaires étrangères, Kenzo Obuchi, de prendre la direction du gouvernement. Ce dernier procède à un remaniement du gouvernement pour concrétiser la nouvelle alliance conclue entre sa formation, le Parti libéral démocrate (PLD), le Parti libéral (PL) et le Nouveau Komeito, émanation politique de la secte bouddhiste Soka Gakkaï. La nouvelle coalition de centre-droit dispose de plus des deux tiers des votes à la Chambre des représentants et contrôle la majorité au Sénat. Sur le plan économique, la fin de l'année est marquée par la mise en oeuvre d'une restructuration du secteur financier, principalement illustrée par la fusion de trois des principales banques nationales, constituant dès lors le premier établissement bancaire au monde. Le 5 avril 2000, Mori Yoshiro est appelé à la direction du gouvernement en remplacement de Keizo Obuchi, malade et qui décède peu de temps après.

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MessageSujet: Re: Résumé   Lun 21 Avr - 12:14

t'as vraiment lu tt ca ? Moi j'ai déjà la flemme ! Lol ! Enfin, on a l'impression que c'est beaucoup comme ca, mais c'est assez stupide de se dire que l'histoire d'un pays peu être résumée en 3 pages ! Lol !

Aller, je vais prendre sur moi et oublier mon extrême parresse et lire tout ca ! Razz

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MessageSujet: Re: Résumé   Lun 21 Avr - 12:48

Eh ba si c'est juste un résumé ^^ Merci je visiterait beaucoup cette page je pense quand j'aurais des devoirs à rendre sur le japon Very Happy
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Tate
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MessageSujet: Re: Résumé   Lun 21 Avr - 13:39

Et encore, j'ai du traduire tout le site en néerlandais! (mais l'exposition de mon travail n'a jamais été envisagée, le projet d'un site polyglotte ayant été abandonné!)

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MessageSujet: Re: Résumé   Mer 23 Avr - 13:01

wah j'ai appris plein de truc!!! merchi bc!

et vous savez que dans le temps on appelait le japon, Cipango en europe?

(mersi a sûh pour l'info)

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MessageSujet: Re: Résumé   Mar 21 Oct - 13:41

j'ai relu le tout et franchement je trouve sa bien compliquer....

par contre, durant la période apres la guerre, il faut préciser que le japon était sous une emprise qusi total des américains qui leur interdisait bc e chose dont la libeté d'expression et ce genre de chose. c'est d'ailleur a cette période que le manga a commencer ce développer et que de grand nom son apparu tell que osamu tezuka qui decide de ne pas ce laisser faire et de s'exprimer par le manga.

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